
| Le Burkina Faso est un pays à grande tradition équestre. Il est plus courant d’entendre parler du cheval chez les mossé car leur origine est directement liée au cheval. La légende raconte que l’amazone nommée YENENGA, embarquée par son cheval loin dans la forêt, rencontra le chasseur Rialé et que de leur union naquit le jeune OUEDRAOGO (cheval mâle), fondateur de l’empire mossi. Chez les mossé, le cheval appartient traditionnellement au chef, il est signe de noblesse et de richesse. Certains chefs possédaient même une cavalerie qui les escortait lors des grandes manifestations. Aujourd’hui, le cheval du chef est surtout utilisé pour la parade et il est en général tenu en main par des gardes à pieds. Quelques familles perpétuent les traditions équestres et sortent leurs chevaux pour des démonstrations de voltige, de dressage lors de manifestations en tout genre, mariage, inauguration…. En ville, il est chose courante de croiser des cavaliers en plein circulation ou de trouver un cheval vivant sous un hangar devant une maison. En fonction du bienfait recherché, richesse, protection, descendance…, le cheval sera choisi avec soin en regardant de nombreux signes tels que la couleur de sa robe, la place d’éventuels épis dans ses crins, la forme des marques blanches sur la tête et sur les membres. Les principaux éleveurs sont les ethnies peulh au nord, nord-est et les gourmantché dans la zone frontalière du Niger. Le cheval burkinabé est un cheval de petite taille, entre 1,40 m et 1,50 m, assez rustique et ayant le pied sûr. Il existe encore des peuples de cavaliers dans le sahel, notamment dans la région de Tasmakat, entre Gorom-Gorom et Oursi, à 350 km de la capitale. Les chevaux sont dispersés sur plusieurs villages et les hommes se déplacent à cheval de marché en marché. Ils se réunissent deux fois par an pour rivaliser d’adresse sur leurs destriers. Le cheval est considéré comme un membre de la famille. Il est généralement installé à l’ombre d’un hangar en paille dans un coin de la concession et au petit soin de toute la famille. La beauté du cheval et la qualité de son dressage forcent le respect de tout un chacun. Petites histoires - Le Burkina Faso regorge d’histoires de chevaux comme celle du chef Naaba Zoungrana qui, énervé par ses sujets, disparut au galop en grimpant sur un arbre. Aujourd’hui encore nous pouvons voir les traces des sabots sur le tronc de l’arbre dans le village de Komseiga. - Une histoire peulh parle d’un homme qui, rentrant chez lui, croise un cavalier qui vient d’enlever sa femme sur une superbe monture. Scandalisé, il court chercher ses armes mais s’arrête un moment pour s’exclamer : « quel @@@ !! mais qu’il a un beau cheval ! » |
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